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Le Patrimoine de la ville

Le Patrimoine architectural

Châteaugiron recèle des trésors d'architecture à découvrir en flânant. On y trouve tous les styles, du Château (XIIè-XVIIIè siècles aux maisons anciennes du centre, en passant par les constructions plus récentes : les Halles, l'eglise, le Prieuré Sainte-Croix.

 

A découvrir aussi, l'église Saint-Médard dans le petit village de Veneffles et le prieuré Saint-Nicolas en bordure de l'Yaigne avec son beau lavoir.

Le Château (XII-XVIIIè) classé Monument historique

De l'ancienne forteresse médiévale, rénovée entre 1450 et 1470 par Jean de Derval subsistent d'importants vestiges. Il comptait 6 tours, un châtelet d'entrée avec un pont levis et le logis seigneural. La partie la plus ancienne est constituée par le choeur de la chapelle castrale de style roman (XIIIème). Quatre tours se dressent encore : le donjon (XIIIème - XVème) siècle à l'origine indépendant du château, haut de 38 mètres ; la tour de l'Horloge (XIVème - XVème) servit de beffroi pendant l'ancien Régime ; les tours du Guet et du Cardinal (XVème) furent sans doute édifiées par Jean de Derval et ont conservé leur chemin de ronde sur mâchicoulis. Les transformations effectuées par les Le Prestre au XVIIIème consistèrent à remodeler et agrandir le logis médiéval dans un style d'architecture à la française.

 

L'une des tours d'angle de l'ancien logis fut démolie pour laisser place à un pavillon avec galerie en bois qui se continuait sur l'ancien chemin de ronde. De grands jardins furent aménagés à l'est et l'ancien châtelet d'entrée qui permettait l'accès au château depuis la ville fut lui aussi remanié dans un ensemble de bâtiments aujourd'hui disparus.

 

Les visites guidées :

- En juillet et août : tous les jours : départs à 10h30, 14h00 et 16h00

- Le reste de l'année sur rendez-vous pour les groupes et les scolaires.

 

Renseignements : Office de Tourisme - Le Château 02 99 37 89 02

Le centre ancien

Le centre historique de Châteaugiron s'étendait entre le château et le Prieuré Sainte-Croix. Malgré les destructions opérées surtout au XVIème par les guerres de la Ligue et au XIXème (disparition de la chapelle de la Trinitié remplacée par les Halles), la ville offre encore de beaux morceaux d'architecture.

 

Plusieurs rues ont conservé des maisons anciennes, essentiellement à pans de bois et qui ont des façades très pittoresques. Certaines d'entres elles ont conservé leurs petites fenêtres d'origine à l'étage, surmontées d'une accolade.

 

S'il n'existe pas de maisons à pans de bois de style Renaissance, on en rencontre beaucoup des XVIIème et XVIIIème siècles.

 

Rue de la Madeleine, on trouve ainsi la maison des Quatre-Vents, la maison du Pot d'Etain, la maison du Chêne vert, ou la maison du Grand Veneur. Le promeneur peut ainsi les découvrir au hasard du chemin. La pierre est plus rare dans les maisons de Châteaugiron.

 

On y trouve dans le logis gothique de Pince-Guerrière, rue du Prieuré, et à la Cours-Beaulieu, 21 rue du Porche. Il faut attendre le XIXème pour retrouver la pierre massivement utilisée dans des constructions utilitaires (Halles) ou religieuses (Eglise).

 

Visites guidées :

Les Halles

Châteaugiron, qui accueillait quatre foires annuelles en plus de son marché hebdomadaire, avait grand besoin de nouvelles halles au XIXème siècle.

 

En 1858, la commune acquiert les terrains et bâtiments situés au centre de la ville appartenant à la communauté des Ursulines parties à Sainte-Croix, ainsi que la Chapelle de la Trinitié.

 

Les matériaux provenant de la démolition servent à la construction des nouvelles Halles, terminées en 1859, sur des plans dessinés par l'architecte Aristide Tourneux (le même qui dessina l'église en 1862). Le bâtiment central, surmonté d'un grenier pour le stockage des céréales, est destiné aux marchands forains et à la vente de toiles, alors que les appentis latéraux abritent le marché aux grains. Après la guerre, les Halles resteront inoccupées pendant longtemps puis abriteront un parking.

 

En 1986, la municipalité décide de les restaurer et de remettre en valeur la place qui l'entoure. Les Halles deviennent alors Centre Culturel, abritant la Bibliothèque, le CyberEspace et des salles réservées aux associations. En 2003, les Halles abritent entièrement la Médiathèque.

L'Eglise

Jusqu'au XIXème siècle, c'est la chapelle castrale Sainte Marie-Magdeleine qui sert d'église paroissiale. Mais celle-ci, trop petite, ne permet plus de satisfaire les besoins du culte.

 

En 1865, jour de la Sainte-Madeleine, patronne de la paroisse, la nouvelle église est investie par le clergé et bénie le 30 avril. La tour du clocher, arrêtée au niveau de la toiture par manque de ressources, n'est achevée qu'en 1912.

 

C'est Aristide Tourneux, architecte d'origine castelgironnaise, qui dessine l'église. La décoration intérieure est confiée à Jules Grameau, sculpteur angevin qui réalise le chemin de Croix, le maître-autel et 2 autels latéraux dédiés à Sainte-Marie et Sainte-Anne.

 

En 1901, l'Eglise acquiert un nouvel orgue et les cloches sont électrifiées en 1954. L'intérieur blanc, en brique et plâtre, imite un aspect XV ème, et les lignes simples conduisent l'oeil à l'autel orné de bas-reliefs. A voir dans l'église : une statue de Sainte-Marguerite (XVIIIème), les confessionnaux et la chaire (XVIIIème), la table de communion de 1930, le Christ (XVIème).

 

Jusqu'en 1998, l'Eglise abritait aussi la statue de Saint-Roch, réalisée par le sculpteur castelgironnais Pierre Gourdel, malheureusement détruite par la chute du clocher suite à la tempête du 2 janvier 1998.

Le Prieuré Sainte-Croix

Anciennes religieuses du monastère de Redon, deux ursulines réfugiées à Châteaugiron pendant la révolution décidèrent de donner l'instruction aux fillettes de la ville. Elles achètent la chapelle de la Trinité et les bâtiments attenants rue du Porche.

 

Fondée en 1805, la communauté des Ursulines déménage en 1853 dans l'ancien prieuré bénédictin de Sainte-Croix, occupé jusqu'en 1850 par une manufacture de toiles à voiles. Dans l'enclos du prieuré, les ursulines font édifier un couvent servant d'école et de pensionnat, qui devient école libre des filles en 1868. Suite à l'expulsion des Ursulines en 1904 (à cause des querelles politico-religieuses entre libéraux et cléricaux), les bâtiments sont rachetés par le diocèse pour le transformer en petit séminiare diocésain.

 

En 1911, le bâtiement originel est prolongé à l'Est par deux grandes salles d'études et deux dortoirs, une salle des fêtes est construite en 1923 et un troisième étage ajouté en 1934. Le petit Séminaire, vidé de ses élèves qui sont transférés à Rennes ou à Chantepie, est fermé en 1972 et devient à partir de 1977 le groupe scolaire Sainte-Croix.

L'église Saint-Médard de Veneffles

 

Située à Veneffles, l'église fut dédiée d'abord à Saint-Médard, dont le culte patronal fut confirmé en 1841, puis fut ensuite placée sous le patronal de Saint Jean-Baptiste.

 

L'église en forme de croix offre la particularité d'avoir un clocher penché ; le haut de la nef, le choeur et la chapelle nord possèdent des ouvertures ogivales et remontent sans doute au XVIème. Le bas de la nef et la chapelle sud sont plus modernes.

 

En 1861, on trouva dans le cimetière trois châpiteaux de pierre blanche datant de la fin XVIème, découverte d'un certain intérêt, vu la rareté des ossuaires de pierre en Haute-Bretagne.

  

Le Prieuré Saint-Nicolas

Sur la rive gauche de l'Yaigne et construit en dehors du bourg par mesure d'hygiène, cette petite bâtisse fut d'abord un hôpital et fut fondé au XIIIème par les seigneurs de Châteaugiron. Rares sont les petites villes ayant conservé leur hôpital dans leur intégralité : celui de Châteaugiron possède encore la chapelle, le logement de l'aumônier et la salle d'accueil des malades et pauvres. On y honorait Saint-Nicolas et Saint-Eloi.

A la fois maison des pauvres, asile de nuit, hospice, maison de retraite, maternité, son fonctionnement n'a jamais été très important. Il devient prieuré au XVIème, il est détourné de sa vocation première par les différents prieurs. Vers 1829, le prieuré est acquis par le Bureau de Bienfaisance de Châteaugiron qui y effectue d'importantes réparations. Aujourd'hui, il abrite un atelier de sculpture.